Qatar Charity a distribué 27.500 sacrifices dans 55 pays à l'occasion de l'Aïd Al Adha destinés à plus d’un million de personnes pour un coût de 13 millions de riyals (2.8 millions euros). « Adhahi » est l'un des projets saisonniers les plus importants mis en œuvre par Qatar Charity chaque année, mettant en évidence un sentiment de solidarité entre musulmans et permettant aux populations les plus pauvres de célébrer l'Aïd dignement. A cela, il faut compter 2100 sacrifices distribués au Qatar, profitant à plus de 11 000 personnes. Qatar Charity a également cherché à doubler le nombre de pèlerins pour le Hajj cette année, en parrainant 1.000 pèlerins pour un coût total de 4 millions de riyals (850000 euros).

 

 

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Awsaj Academy, un établissement scolaire destiné aux élèves en difficulté d’apprentissage, a organisé son premier atelier de l'année de soutien scolaire, sous l’égide de la Fondation du Qatar pour l'éducation. L'atelier a été organisé pour fournir aux parents des conseils afin de mieux encadrer leurs enfants en difficulté scolaire.  Lors de cette journée, Steve Stay, le conseiller en orientation a déclaré que "la mission de l'Académie est de tendre la main aux parents, en s'assurant qu'ils disposent de l'information dont ils ont besoin pour soutenir leurs enfants. C'est pourquoi, l'Académie s'attèle activement à impliquer les parents dans des activités telles que des ateliers, des groupes de soutien ainsi que des activités de volontariat".

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l’Université Paris-Dauphine organisera une conférence débat, le 20 octobre prochain, sur le thème: « Les stratégies d'investissement du Qatar en Europe et en Afrique ». Un débat au cours duquel sera invité Ahmad Mohammed Al-Sayed, Directeur général de la Qatar Investment Authority (QIA). Cette conférence sera animée par Khaled Karaoui chroniqueur économique à France 24.

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La communauté internationale s’est engagée, dimanche 12 octobre, au Caire à verser une aide s’élevant à 5,4 milliards de dollars à la bande de Gaza dévastée après une offensive israélienne de 50 jours l’été dernier.

Le Qatar s’est particulièrement distingué en promettant une aide d’un milliard de dollars, qui est de loin la plus importante contribution annoncée lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de Gaza au cours de laquelle plus de cinquante pays et organisations internationales étaient représentés. Les Etats-Unis ont promis une « aide immédiate » de 212 millions de dollars, le Koweït et les Emirats arabes unis ont quant à eux promis de verser un montant de 200 millions de dollars chacun.

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Le  Qatar a annoncé un don de 20 millions de dollars au Fonds humanitaire de l’ONU pour les réfugiés syriens. Cet octroi sera destiné à soutenir les opérations d’aide au niveau du  logement, de la santé et de la nourriture. Quelque onze millions de personnes ont besoin d’une aide urgente en Syrie. Cet accord a été conclu au siège de l'ONU à New York, et a été signé par le directeur du Département du développement international au ministère des Affaires étrangères, Ahmed bin Mohammed Al Muraikhi et par la sous- secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires et  pour la coordination des secours d'urgence, Valérie Amos.

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Interrogé par la journaliste Christiane Amanpour, l’entretien a passé en revue plusieurs sujets tels que la politique étrangère du Qatar, le Mondial 2022, la question du traitement des ouvriers, l’évolution des droits des femmes dans l’émirat etc. Il a aussi été question du prétendu financement des groupes jihadistes par le Qatar. S’agissant de cette rumeur persistante, l’émir a répondu : « Si vous parlez de certains mouvements en Syrie et en Irak, nous les considérons tous comme des mouvements terroristes.»

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Le stade Al Rayyan sera déconstruit avant qu'il ne soit reconstruit et prêt pour la Coupe du monde 2022. D’après le site Dohanews, cette initiative témoigne d'un changement de l'offre initialement proposée par le Qatar afin de rénover le stade et augmenter sa capacité de 22.000 à plus de 40.000 spectateurs. Les travaux débuteront prochainement et prendront fin en 2019.

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Objectif majeur : renforcer la coopération et le partenariat bilatéral au profit des deux pays.

Le Conseil d’affaires maroco-qatari se réunira, en effet, en novembre prochain à Casablanca, en marge du 4e forum de l’investissement Maroc-CCG.Il existe une réelle volonté du gouvernement et du secteur privé marocains de renforcer leur coopération avec le Qatar. La Chambre de commerce et d'industrie du Qatar présentera, au cours de ce forum, des documents de travail sur les secteurs qui pourraient faire l'objet de coopération avec le Maroc soit dans le royaume ou en Afrique, en particulier dans les domaines de l'agriculture, la finance et des énergies renouvelables

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La compagnie aérienne Qatar Airways a décidé de réduire ses fréquences de vols à Liège Airport pour les concentrer à Brussels Airport, où elle développe déjà une activité de transport de passagers. Jusqu'à sept vols hebdomadaires de transport de marchandises, avec un régime annuel de 22.000 tonnes, avaient lieu depuis le tarmac liégeois. Désormais, Qatar Airways va les ramener à trois vols par semaine. La diminution de la fréquence amputera Liège Airport d'un trafic d'environ 11.000 tonnes.

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dimanche, 12 octobre 2014 23:32

Présentation du Qatar

Carte qatar

Le Qatar occupe aujourd’hui une place singulière au niveau international. Ce micro-État à peine plus grand que la Corse, hier encore inconnu du grand public, a réussi à se faire connaître de façon spectaculaire en l’espace d’une dizaine d’années. Débordant d’ambition, il occupe régulièrement le devant de la scène et ses engagements, tant dans les domaines politique, économique que sportif suscitent de nombreuses interrogations. Le Qatar fascine, dérange et inquiète. Il fait débat et ne laisse pas indifférent.

 

Histoire 

Habité depuis des milliers d’années, le Qatar a pour la première fois été identifié dans des cartes de Ptolémée au 2e siècle de notre ère sous l’appellation de « Catara »C’est cette appellation qui va être reprise par les géographes au fil du temps pour apparaître sous l’orthographe « Katara » au 18e siècle. C’est de cette racine que le pays va tirer son nom.

A partir du début du 7e siècle et la naissance de l’islam, le Qatar passe sous domination de l’empire musulman. Avec l’avènement de la nouvelle religion, la région du Golfe prend une place importante dans la carte du monde en participant activement aux nouvelles conquêtes. Mais le déplacement du centre de gravité du monde islamique de Médine à Damas avec l’avènement de la dynastie Omeyyade (661-750) fait perdre au littoral du Golfe son intérêt stratégique. Néanmoins, sous le règne du califat des Abassides installé à Bagdad (750-1258), le Qatar retrouve un rôle grandissant dans les échanges commerciaux. C’est à partir de cette époque que les Qataris passent progressivement maîtres dans l’art de la pêche, l’exploitation et le commerce des perles. Cette activité qui permettra au Qatar d’exporter sa production de Bagdad à l’empire des Indes, deviendra le principal foyer économique de la région pendant des siècles.

À partir du XVIe siècle, le Qatar subit une succession d’invasions étrangères. Le pays passe de la domination portugaise (elle est de courte durée de 1517 à 1550), à l’occupation ottomane avant de finir sous protectorat britannique. L’Empire ottoman pénètre dans la péninsule du Qatar dès 1550 et elle se prolonge jusqu’à la fin du XIXe siècle. Cette période coïncide avec la venue au Qatar d’une tribu originaire de la région du Nejd, située au cœur de l’Arabie : la famille Al Thani, branche de la puissante tribu des Bani Tamim. Quelques temps plus tard, profitant de la faiblesse de l’Empire ottoman, l’Empire britannique accentue sa présence. Afin de contourner l’autorité ottomane et de raffermir leur contrôle, les Anglais proposent au chef de la tribu des Al Thani, Cheikh Mohamed Bin Thani, d’étendre son autorité sur toute la péninsule du Qatar. En quelques années, celui-ci arrive à s’imposer comme souverain du Qatar (1850-1878). Il s’établit à Al Bidda, qui deviendra la ville de Doha. Quelques années plus tard, Cheikh Jassim bin Mohamed, qui succède à son père en 1878, combat le corps expéditionnaire turc lors de la bataille d’Alwajba en 1893. Défaits, les Ottomans quittent définitivement le territoire en 1913. En 1916, le Qatar devint officiellement un protectorat britannique.

A la fin des années 1930, le Qatar découvre, à l’instar de ses voisins, que son sous-sol regorge d’une nouvelle matière première : le pétrole. Cette découverte va changer le visage du pays. Durant les années 1950 et 1960, l’accroissement graduel des revenus du pétrole apporte la prospérité, une immigration rapide, de substantiels progrès sociaux et marque le commencement de l’histoire moderne du Qatar. Au même moment, une vague de décolonisation déferle sur le monde  arabe et le 1er septembre 1971, le Qatar entre dans une nouvelle ère, en tant qu’État arabe indépendant. Le premier émir, Cheikh Ahmad ben Ali Al Thani, assume tous les pouvoirs. Il est destitué quelques mois plus tard par son cousin, le Premier ministre Khalifa bin Hamad Al Thani. Ce dernier garde le pouvoir de février 1972 jusqu’à juin 1995, avant d’être démis à son tour de ses fonctions par son propre fils, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani. Enfin, le 25 juin 2013, cheikh Hamad cède sa place à son fils cheikh Tamim, l’actuel émir âgé de 34 ans.

 

Géographie

La péninsule arabique est située au sud-ouest de l’Asie, à la jonction avec l’Afrique. Appelée en arabe « jazirat al’arab », cette zone, qui s’étend de la frontière saoudo-jordanienne au sultanat d’Oman, est un espace essentiellement occupé par le royaume d’Arabie saoudite, au flanc duquel le Qatar occupe lui-même une petite péninsule. Cette région constitue le berceau géographique de la civilisation arabo-musulmane. L’islam y est apparu au VIIe siècle, dans les villes de La Mecque et de Médine et la religion musulmane constitue le pivot de l’identité des différents États. L’autre particularité de la région est la présence d’un sous-sol abritant plus de la moitié des réserves mondiales de pétrole. La présence massive de cette matière première donne à la Péninsule arabique un intérêt géopolitique primordial. Le Qatar est désormais l’un des pays le plus riche du monde (en PIB par habitant).

Le Qatar (11 521 km²) représente une bande de terre composée d’une longue plaine sablonneuse et aride de 160 kilomètres de long et 80 kilomètres de large. Les seuls reliefs sont de hautes dunes au sud, quelques formations rocheuses à l’ouest (les monts Dukhan), et des falaises peu élevées au nord-est

À peine plus grand que la Corse, le Qatar appartient à la catégorie des micro-États. Sa position centrale au cœur du golfe arabo-persique, à mi-distance entre le sud de l’Irak et le détroit d’Ormuz ainsi que ses colossales réserves en hydrocarbures (surtout en gaz) lui donnent une importance géostratégique inversement proportionnelle à la petitesse de son territoire. Doha, la capitale du Qatar, rassemble plus de la moitié de la population du pays. Les autres villes principales du Qatar sont : Dukhan, Mesaieed, Al Wakra, Ras Laffan, Al Khor , Madinat Al Shamal, Zubara.

 

Climat

Le climat y est très aride et le total annuel des précipitations, d’ailleurs irrégulières, ne dépasse pas 70 mm. L’été, il n’est pas rare de voir le thermomètre flirter avec les 50° C. En plus de la chaleur, un taux d’humidité très élevé rend l’atmosphère étouffante. Grace à un système de climatisation présent dans toutes les infrastructures (bureaux, centres commerciaux, commerces, mosquées, etc.), l’activité économique peut se prolonger tout au long de l’année. Néanmoins, le pays est souvent déserté les mois d’été par les autochtones, qui migrent vers l’Europe ou l’Asie du sud-est pour passer leurs vacances. 

La géographie hostile du Qatar est un facteur supplémentaire de fragilité du pays. En effet, le fort déficit hydrique se voit doublé par une insécurité alimentaire chronique (le Qatar importe 95 % de sa nourriture). Dans ce cadre, l’émirat cherche à sécuriser ses importations alimentaires de manière durable afin de réduire sa dépendance. 

 

Démographie et immigration

Lors de l’indépendance du pays en 1971, la population du Qatar était estimée à 122 000 personnes. À l’époque, la majorité des habitants sont des autochtones issus des différentes tribus qui peuplent le territoire. Certaines sont installées dans les centres de peuplement situés sur la côte. D’autres restent attachées au mode de vie ancestral bédouin et parcourent les terres arides de l’intérieur du pays. Cependant, l’urbanisation massive et les bouleversements apportés par l’introduction du mode de vie occidental consécutif à l’exploitation des hydrocarbures modifient substantiellement la structure démographique du pays. Majoritaires lors de l’indépendance, les Qataris deviennent minoritaires à mesure que le besoin de main-d’œuvre fait affluer des travailleurs étrangers. Cette évolution n’est pas l’apanage exclusif du Qatar ; elle concerne l’ensemble des pétromonarchies de la région.

Le pays fait face à une immigration constante qui provient principalement de deux régions du monde. Ce sont d’abord les travailleurs du sous-continent indien, majoritairement sous-qualifiés, qui arrivent par milliers chaque année et sont employés dans les domaines de la construction, des travaux publics, des plateformes pétrolières ainsi qu’en tant qu’employés de maison (chauffeurs, femmes de ménage etc). Un autre contingent d’immigrés plus qualifiés provient des pays arabes, en particulier du Proche-Orient, du Soudan et du Maghreb. Leur affectation concerne les secteurs de l’éducation, des services ou des ministères (affaires religieuses, enseignement, intérieur, culture, etc.).

Aujourd’hui, la population autochtone, estimée à 278 000 personnessurun total de 2 millions d’habitants, représente moins de 15 % de la population du pays. Ce faible taux de nationaux risque encore de baisser et le Qatar va pour longtemps rester le pays avec la plus forte proportion d’étrangers au monde. En effet, pour faire face aux nombreux projets d’infrastructures induits par le développement important du Qatar (plus de 10% de croissance en 2012) et dans l’optique d’accueillir dans les meilleures conditions de grandes compétitions sportives internationales (comme le Mondial de football en 2022), le ministère du Travail qatari prévoit l’arrivée d’un million de travailleurs supplémentaires dans les prochaines années. L’une des conséquences de cet afflux massif de travailleurs est le déséquilibre de genre. L’écrasante majorité des nouveaux arrivants sont de sexe masculin, ce qui fait du Qatar l’un des pays du monde où la proportion des femmes dans la population est la moins élevée. Selon les chiffres officiels du gouvernement, elle est de l’ordre de 25 %

Critiqué régulièrement par différentes associations de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch, Amnesty International etc), le Qatar s’est engagé à améliorer le sort de ses ouvriers en réformant le code du travail, considéré comme l’un des plus restrictifs au monde. Ne pouvant espérer aucune perspective d’intégration (la procédure de naturalisation est quasiment inexistante au Qatar), et relégués à la périphérie des villes dans des camps de travail, ces travailleurs subissent un sort peu enviable même si des efforts ont été menés par les autorités, en particulier grâce à la construction de nouveaux espaces de vie plus confortables et plus modernes (tel le camp de Barwa Al Barah ouvert en 2010, qui a coûté plus d’un milliard de dollars). Il n’est pas sûr que ces améliorations suffisent à faire taire les critiques et à mettre le Qatar au niveau des exigences internationales même si de réels efforts sont consentis depuis quelques années

 

Religions et minorités

Au Qatar, comme dans l’ensemble de la région du Golfe, l’islam est religion d’État et constitue le principal vecteur de l’identité nationale. Contrairement à une idée répandue, on ne peut réduire la pratique de l’islam dans la société qatarie au wahhabisme. Même s’il est indéniable qu’une partie de la population autochtone revendique son adhésion à cette forme rigoriste de la religion musulmane qui domine en Arabie saoudite, il est erroné de croire qu’elle constitue le mode exclusif de la pratique religieuse. Près de 90 % de la population du pays est musulmane, la grande majorité étant d’obédience sunnite, même s’il existe une minorité chiite de l’ordre de 10 %.

Les signes visibles d’appartenance à l’islam ne manquent pas au Qatar. Le caractère musulman se fait sentir dans tous les aspects de la vie quotidienne. Le pays compte de nombreuses mosquées, l’appel à la prière retentit cinq fois par jour et le repos hebdomadaire correspond au vendredi (jour de grande prière) et au samedi. Selon l’article 1er de la constitution« l’islam est religion d’État et la charia [loi islamique] la principale source de la législation ». La consommation d’alcool est interdite pour les musulmans et demeure très encadrée pour les étrangers non musulmans. Ces derniers doivent se doter d’un permis afin de pouvoir s’en procurer à titre individuel, car la consommation publique est prohibée. 

Enfin, les relations hommes-femmes sont encadrées et la séparation des sexes est la règle dans les établissements scolaires publics (collèges et lycées), à l’université du Qatar et dans la fonction publique qui demeure le débouché principal pour les nationaux.

 

Système politique

Le Qatar est une monarchie semi-autoritaire où l’émir concentre l’essentiel des pouvoirs. Une constitution provisoire fut promulguée avant l’indépendance en 1970, puis amendée le 19 avril 1972. En juillet 1999, l’émir Cheikh Hamad met en place un comité chargé de proposer une constitution permanente. Celle-ci est adoptée par référendum le 29 avril 2003 et est entré en vigueur le 9 juin 2004.

Composée de 150 articles, elle jette les bases du fonctionnement de l’État. L’article premier énonce que « le Qatar est un État arabe, souverain et indépendant » et que « sa religion est l’islam et la charia sa principale source de sa législation ». Tout au long des différents chapitres qui jalonnent ce texte fondateur du Qatar moderne, on décèle une aspiration à faire la jonction entre système monarchique, libertés politiques et inspiration islamique.

Clé de voûte des institutions, le personnage de l’émir est au centre du pouvoir. Son rôle, son statut et ses prérogatives sont largement précisés, ainsi que celles de la famille Al Thani. Même si la constitution définit le système politique comme « démocratique » et que la volonté des autorités a été, à grand renfort de publicité des médias internationaux, d’annoncer l’adoption de cette nouvelle constitution qualifiée de « libérale », il n’en demeure pas moins qu’elle maintient le Qatar dans le giron des monarchies dynastiques.

 

La condition des femmes : une amélioration progressive

Sous la houlette de Cheikha Mozah (mère de l’actuel émir), une révolution silencieuse est en marche dans l’émirat. En quelques années, les progrès réalisés sont importants et témoignent du volontarisme des autorités à faire participer l’ensemble de la nation au développement du pays. C’est par l’éducation que la promotion du rôle de la femme se met en place. Depuis 1996 et le lancement du nouveau campus universitaire « Education city », les étudiantes sont de plus en plus nombreuses sur les bancs de l’université, jusqu’à devenir majoritaires dans certaines facultés. En 2003, le Qatar a été le premier pays du Golfe à nommer une femme ministre tandis que, la même année, la nouvelle constitution consacrait le droit de vote et d’éligibilité pour toutes les femmes qataries de plus de 18 ans. 

Pour se rendre compte de l’amélioration du statut de la femme au Qatar, il faut établir une comparaison dans le temps et l’espace. Par rapport à leurs aînées, le sort des jeunes femmes autochtones est beaucoup plus avancé. Contrairement à leurs mères qui n’en avaient pas la possibilité, les femmes qataries peuvent aujourd’hui conduire, voter, étudier, exercer une profession ou même voyager à l’étranger. La proportion de femmes qataries dans la population active est en constante augmentation. Ce statut est aussi à mettre en perspective avec l’islam dominant dans la région du Golfe, fortement influencé par le wahhabisme saoudien. Contrairement à son homologue qatarie, la femme saoudienne vit une véritable ségrégation qui la cantonne à un rôle subalterne. 

 

Le Qatar, économie leader dans le gaz

Le Qatar détient les troisièmes réserves mondiales, derrière la Russie et l’Iran. Le North Dome, la plus grande réserve offshore de gaz naturel au monde. Découverte en 1971, elle fait aujourd’hui du Qatar l’un des poids lourds du marché international du gaz. D’une surface de 6000 kilomètres carrés, ce super gisement est réparti entre l’émirat et l’Iran, sa durée d’exploitation est estimée à plus d’un siècle et demi.

Le Qatar est en effet une petite exception dans la région. Connus pour leurs monumentaux gisements d’or noir, les pays du Golfe sont peu pourvus en gaz naturel. Pour Doha, la problématique est inversée. Même si l’émirat dispose d’un réservoir de pétrole relativement confortable, avec près de 25 milliards de barils enfouis sous son sol soit 2,3 % des réserves mondiales, sa principale rentrée d’argent reste la vente du gaz qui vient avant celle du pétrole.

Cette richesse du Qatar lui a donné les moyens de satisfaire une grande ambition. En effet, le pays est aujourd’hui installé comme l’un des acteurs dominants de la géopolitique du Moyen-Orient. En plus de cette stature diplomatique, le Qatar est aussi le lieu de très nombreuses conférences internationales. Chaque année, ce sont des centaines de colloques, de symposiums, de réunions ministérielles ou d’ONG qui ont lieu à Doha. Cette volonté d’apparaître sur la carte du monde répond à un souhait exprimé dans un document, le Qatar National Vision 2030 qui est une véritable feuille de route que les autorités se sont fixées afin de faire de leur pays un modèle pour le monde arabe. Ce document dresse les objectifs ambitieux que le Qatar doit remplir en terme de développement humain, d’amélioration du système éducatif et de respect de l’environnement.

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