Cette formation permettra de renforcer les compétences en leadership des participantes et leur montrer comment se comporter vis-à-vis d'autres cultures, tout en tenant compte de la culture arabe et les valeurs régionales du Golfe.
Cette formation s'inscrit dans le cadre du pilier du développement social de la Vision nationale du Qatar 2030. Ce pilier met l’accent sur l'autonomisation des femmes, renforce leurs capacités et les encourage à participer pleinement dans les sphères politiques et économiques dans l'optique d’accéder à des postes de décision.
Condition de la femme
La condition des femmes au Qatar est constante progression. Sous la houlette de Cheikha Mozah (mère de l’actuel émir), une révolution silencieuse est en marche. En quelques années, les progrès réalisés sont importants et témoignent du volontarisme des autorités à faire participer l’ensemble de la nation au développement du pays. En 2003, le Qatar a été le premier pays du Golfe à nomme une femme ministre tandis que, la même année, la nouvelle constitution consacrait le droit de vote et d’éligibilité pour toutes les femmes qataries de plus de 18 ans.
Pour se rendre compte de l’amélioration du statut de la femme au Qatar, il faut établir une comparaison dans le temps et l’espace. Par rapport à leurs aînées, le sort des jeunes femmes autochtones est beaucoup plus avancé. La proportion de femmes qataries dans la population active est en constante augmentation et ce taux est particulièrement fort dans les universités. Ce statut est aussi à mettre en perspective avec l’islam dominant dans la région du Golfe, fortement influencé par le wahhabisme saoudien. Cette "révolution silencieuse" permet de relativiser l'idée selon laquelle la femme serait au Qatar reléguée à statut inférieur. Cette fausse image est de plus en plus contestée par une société en mutation.